· 

Collaborer efficacement avec une personne en situation de handicap dans un projet !

Source de la photo : Logo de l'association : Jubilé de Rome en 4L 2O25

Collaborer efficacement avec des personnes en situation de handicap au sein d’un projet requiert une approche inclusive, flexible et fondée sur l'écoute active et le dialogue. 

Chaque situation est unique, chaque personne possède des besoins spécifiques, mais aussi des compétences particulières à valoriser pleinement.

Projet :   Jubilé de Rome en 4L 2025 

Dans le cadre du projet 4L Jubilé de Rome, un défi audacieux consistant à partir à l'aventure en Renault 4L jusqu'à Rome pour rencontrer le Pape, nous avons pu expérimenter concrètement cette dynamique inclusive avec Mayeul, un participant en situation de handicap.

 

 Le projet associe aventure, solidarité et pèlerinage spirituel, impliquant notamment une interview enrichissante avec les anciens présidents Maximilien de BEAUREGARD  et Constance GRIMOND, partageant leur expérience précieuse.

 

Témoignages des anciens présidents : Maximilien de BEAUREGARD et Constance GRIMOND

 

Maximilien de BEAUREGARD et Constance Grimond, anciens présidents, partagent leurs expériences et conseils précieux :

Maximilien-Constance : « L'intégration réussie de Mayeul nous a appris qu’il ne faut jamais présumer de ce que l'autre peut ou ne peut pas faire. L’écoute active et une organisation adaptée à chacun permettent de révéler les véritables talents et compétences de tous. » !

 

1. Identifier et intégrer les besoins spécifiques

 

La première étape essentielle est l'écoute active et ouverte. Lorsqu'une personne en situation de handicap rejoint un projet, une rencontre initiale permet d'intégrer naturellement ses besoins spécifiques, comme nous l'avons fait avec Mayeul.

 

Également, il faut se rappeler que notre projet n’a pas été mené à bout et donc nous n’avons pas eu les possibilités de découvrir intégralement Mayeul et de réfléchir à tout ce qu’il aurait fallu mettre en place si besoin.

 

Le premier facteur de notre côté fut de ne pas faire comme si le handicap de Mayeul était invisible et que nous n’allions pas rencontrer de difficultés avec.

 

Il était important de le comprendre et de le mettre en avant pour réfléchir aux meilleurs moyens de communication et d’organisation du projet ensemble. 

 

Après avoir échangé avec Mayeul sur les réseaux sociaux, qui s’est directement ouvert sur son handicap, (ce qui est important aussi de ne pas le cacher au départ de sa part !), nous nous sommes rencontrés afin de tisser de meilleurs liens pour la bonne entente de l’organisation, ce qui nous a également permis de faire état de la situation particulière occasionnée par le handicap de Mayeul.

 

C’est donc par la discussion et la rencontre que nous avons pu identifier les besoins spécifiques de Mayeul au sein de l’organisation dans notre projet. 

 

Concrètement, nous les avons intégré en ne faisant pas du handicap de Mayeul quelque chose de tabou au sein des organisateurs afin de rendre la chose normale et acceptée directement et ainsi que le fonctionnement du projet se passe normalement ! 

 

Le handicap de Mayeul n’en était pas réellement un pour nous dans le sens où les seules difficultés de compréhension orale se sont facilement intégrées à notre routine d’appels : demander à se répéter ou bien à écrire la pensée par message. 

 

Cela nous a d’ailleurs permis à tous d’être plus à l’écoute de chacun. 

 

2. Adapter l'organisation et le matériel

 

Il ne faut pas faire une généralité de tous les handicaps et non plus de tous les projets associatifs existants.

Chaque besoin est différent. Dans notre cas, les organisations prévues pour l’année sont celles exprimées dans la question supérieure.

Malheureusement, le projet n’ayant pas abouti, nous n’avons pas eu à mettre en place, penser à d’autres moyens plus poussés d’adapter ce handicap au sein de l’aventure durant la route et le Jubilé. 

 

3. Garantir l'accessibilité des réunions et communications internes

 

 Dans le cas du handicap de Mayeul, rien ne changeait pour nous.

En effet, chacun avait son rôle et donc sa place dans l’association et ainsi avait son droit et temps de parole, dont Mayeul a pu jouir pleinement, que ce soit à l’oral comme tout le monde ou à l’écrit quand la compréhension se faisait plus complexe. 

 

4. Favoriser un environnement inclusif et respectueux

 

 La communication avec la personne handicapée directement : mettre en valeur ses besoins et envies, comprendre comment Mayeul a l’habitude de fonctionner dans sa vie quotidienne et ses autres projets. Ne surtout pas penser qu’il faut penser pour la personne handicapée !! Également, la communication avec toute l’équipe organisationnelle afin de s’assurer d’un environnement inclusif et respectueux. 

 

 

5. Sensibiliser l'équipe aux enjeux du handicap

 

Dans notre cas, nous avons pris un temps avec chacun pour expliquer le handicap de Mayeul et Mayeul a également eu l’occasion de se présenter lui-même ! Nous n’avons pas fait du handicap de Mayeul un sujet représentant un problème car ce ne fut pas le cas, nous en avons simplement fait le portrait pour assurer la fluidité du projet. 

 

6. Encourager l’expression des besoins et idées

 

 Faire sentir la personne dans un milieu sain, à l’écoute, ouvert, inclusif et respectueux. Il était important pour nous de faire savoir à Mayeul qu’il avait son rôle dans l’association comme tout le monde et de valoriser ses idées, qui pour nous étaient telles celles des organisateurs sans handicap.

 

7. Ressources et formations pour favoriser l’inclusion

 

Notre meilleure ressource était en effet Mayeul lui-même haha car il nous envoyait des articles et nous faisait preuve de ses travaux personnels à ce sujet ! 

 

8. Organiser le travail pour valoriser les compétences de chacun

 

 Dans notre association, chacun avait son propre rôle au sein de son pôle.

Ainsi, chacun avait ses propres missions dans lesquelles nos compétences personnelles étaient mises en avant. Durant l’organisation du projet, Mayeul a changé de pôle, passant de la communication à la liturgie.

En effet, Mayeul est étudiant en communication donc nous avons chacun, Mayeul compris, pensé que ce pôle serait celui qui lui conviendrait le mieux !

Avec le temps, en tant que président et vice-présidente de l’association, nous avons eu besoin de changement et d’idées différentes dans le pôle de la communication. 

C’est ainsi que la rencontre avec Mayeul et la discussion ensemble nous a permis de faire le meilleur pour notre entente mais également pour l’association : nous avons pu discuter avec Mayeul de l’idée et du besoin de changer de pôle et nous avons ainsi pu mettre ses compétences au besoin de l'association dans le pôle Liturgie ! Dans lequel nous avons d’ailleurs été impressionné par ses idées de projet.

Ainsi, la communication et la précision des missions données permettent la garantie et la valorisation des compétences de chacun. 

 

9. Outils et technologies pour une participation équitable

 

Utiliser des outils numériques appropriés pour garantir une communication fluide et inclusive.

 

Dans le cadre des seules réunions que nous avons pu faire avant la fin du projet, nos outils étaient WhatsApp par voie de messages écrits et d’appels.

Ainsi, chacun avait son droit à la parole et pour Mayeul, il était donc possible d’écrire en cas de besoin de se faire mieux comprendre. Nous n’avons donc pas utilisé d’autres outils et technologies particulières. 

 

10. Évaluer et ajuster régulièrement les mesures mises en place

 Communiquer avec Mayeul directement, il est celui qui sait le mieux ce qui lui convient ou ne lui convient pas / plus ! Également penser aux besoins des autres et de l’association et d’ajuster tout cela. Et pour cela, communication is key !

Auteur

Mayeul BERETTA

Écrire commentaire

Commentaires: 0