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Le Canada dans l’Union européenne : une idylle transatlantique ou un mariage impossible ?

 

Imaginez un instant : vous allumez la télé et tombez sur une conférence de presse où Justin Trudeau, avec son sourire éclatant, annonce fièrement : « Mes amis, le Canada rejoint l’Union européenne ! ». Pendant ce temps, en Europe, Emmanuel Macron et Olaf Scholz échangent un regard inquiet en chuchotant : « On fait comment pour l’Eurovision, maintenant ? »

 

Le Canada et l’UE : des âmes sœurs séparées par l’Atlantique

 

Sur le papier, l’idée d’une adhésion du Canada à l’UE a de quoi séduire. Après tout, le Canada et l’Europe partagent un amour pour la démocratie, les droits de l’homme et les débats sans fin sur la meilleure façon de prononcer « croissant ». De plus, grâce à l’Accord économique et commercial global (AECG), ces deux entités sont déjà en couple libre sur le plan commercial.

 

Mais il y a un petit hic (ou plutôt un océan de hic) : l’article 49 du Traité sur l’Union européenne stipule que seuls les États européens peuvent postuler à l’adhésion. À moins d’un mouvement tectonique surprise qui propulserait le Canada au large des côtes portugaises, les chances sont minces. Mais soyons fous et imaginons que l’UE décide de faire une exception pour son cousin d’outre-Atlantique…

 

Une Union encore plus inclusive ?

 

Là où l’intégration du Canada pourrait réellement briller, c’est sur la question de la diversité et de l’inclusion, notamment pour les personnes en situation de handicap. Entre la Loi canadienne sur l’accessibilité et les stratégies européennes d’inclusion, les deux côtés de l’Atlantique ont beaucoup en commun. Une adhésion du Canada permettrait de :

 

Harmoniser les normes d’accessibilité : Fini les différences d’un pays à l’autre ! Un fauteuil roulant pourrait traverser l’Europe sans craindre une bordure de trottoir traîtresse.

 

Mutualiser les bonnes pratiques : On imagine déjà des sommets canado-européens où l’on débat passionnément des meilleures rampes d’accès et des applications innovantes pour l’inclusion.

 

Sensibiliser davantage : Des campagnes communes pourraient voir le jour, avec des slogans accrocheurs comme « Un ascenseur pour tous, de Vancouver à Varsovie ! »

 

Mais tout n’est pas si simple…

 

Bien sûr, ce mariage transatlantique ne serait pas sans défis. Voici quelques embûches sur la route du bonheur UE-Canada :

 

Choc des cultures administratives : Les Canadiens sont réputés pour leur politesse légendaire, alors que l’administration européenne peut ressembler à un labyrinthe bureaucratique. Le temps d’adaptation risque d’être… long.

 

Investissements nécessaires : Les politiques inclusives coûtent cher. Et comme toujours, la grande question demeure : Qui paie l’addition ?

 

Engagement sur le long terme : Promouvoir l’inclusion, c’est un marathon, pas un sprint. Il faudrait donc s’assurer que cet amour Canada-UE ne soit pas un simple flirt de vacances.

 

 Et si on restait amis ?

 

En fin de compte, l’adhésion du Canada à l’UE semble aussi probable qu’un hiver sans neige à Montréal. Mais l’idée n’est pas totalement absurde ! En approfondissant leurs collaborations en matière de diversité et d’inclusion, ces deux partenaires pourraient bien prouver que l’Atlantique n’est qu’une grosse flaque d’eau qui ne devrait pas les empêcher d’œuvrer ensemble pour un monde plus accessible. Et qui sait, peut-être qu’un jour, le Canada finira par avoir son mot à dire sur les décisions européennes… au moins en matière de hockey !

Auteur 

Mayeul BERETTA

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